Saturday, April 17, 2010

que de fantasmes en chair et en os
à Beyrouth
la nuit

je marche le long d'une ruelle vide
il fait froid
brouillard de désirs
je délire
j'ai soif

j'ai la langue sèche
que des bouches ouvertes
on attend qu'il pleuve amour

et on attend
suspendus

à Beyrouth
la nuit
Duras -on n'a pas à se pleindre..nous nous sommes servi de notre intelligence, vous vous êtes servi de votre propre intelligence, on n'as pas eu peur de le faire
Godard - maintenant j'aurais un peu peur, j'ai plus peur qu'avant...
Duras: et on est connu partout et on a fait à peu près ce qu'on voulait faire...au cinéma
Godard:... (soupir) non alors là...
ce sont des vents passagers que l'on essaye de traduire en lettres
une espèce de sculpture poétique à nos idées rebelles
éternellement éphemères
ça risque de s'envoler
mais c'est beau comme ça
dans le vent
dans le vide
dans le blanc